Par Madani Charaf
Téhéran a assuré lundi qu’il n’envisageait aucune négociation avec Washington, au lendemain d’informations évoquant une possible reprise des discussions entre les deux pays.
Ali Larijani, chef du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, a démenti ces informations dans un message publié sur les réseaux sociaux, affirmant clairement que l’Iran ne comptait pas dialoguer avec les États-Unis. « Nous ne négocierons pas avec les États-Unis », a-t-il déclaré, rejetant les rumeurs selon lesquelles Téhéran aurait sollicité des pourparlers par l’intermédiaire de médiateurs.
Cette déclaration intervient alors que le président américain Donald Trump a laissé entendre qu’il restait ouvert à des discussions avec les dirigeants iraniens malgré l’escalade militaire en cours.
Les tensions entre les deux pays se sont fortement aggravées après les frappes menées par les États-Unis et Israël contre plusieurs sites en Iran, une opération qui a notamment coûté la vie au guide suprême Ali Khamenei et à plusieurs hauts responsables militaires.
Depuis ces frappes, l’Iran accuse Washington et ses alliés d’avoir déclenché une guerre et affirme agir en état de légitime défense, tandis que les représailles iraniennes par drones et missiles se multiplient dans la région.
Les relations entre Washington et Téhéran sont marquées depuis des années par des tensions liées notamment au programme nucléaire iranien et aux sanctions américaines. Plusieurs cycles de négociations indirectes avaient eu lieu récemment, notamment à Genève sous médiation d’Oman, sans aboutir à un accord durable.
La nouvelle phase de confrontation militaire a cependant provoqué l’effondrement des efforts diplomatiques et accentué la polarisation entre les deux pays, rendant toute perspective de négociation immédiate hautement incertaine.
