Par Joël Onana
Dix ressortissants camerounais expulsés des États-Unis ont été remis en liberté lundi à Yaoundé après près de trois semaines de détention dans les locaux de la Direction de la police judiciaire, selon des informations concordantes relayées par des sources médiatiques et des proches des concernés.
Les personnes concernées, neuf hommes et une femme, avaient été renvoyées vers le Cameroun à la suite de procédures d’expulsion menées par les autorités américaines sous l’administration de Donald Trump. À leur arrivée dans la capitale camerounaise, ils auraient été placées en détention pour vérifications.
Selon les témoignages rapportés, les dix rapatriés auraient été maintenus ensemble dans une même cellule durant leur détention. Des sources proches de l’affaire évoquent des conditions difficiles, les détenus affirmant avoir manqué d’eau et de nourriture pendant leur séjour dans les locaux de la police judiciaire.
Le directeur de la police judiciaire, le commissaire Bruno Glede, aurait indiqué aux personnes concernées qu’une enquête devait être menée pour vérifier un éventuel lien avec des incidents visant des représentations diplomatiques camerounaises aux États-Unis. Aucune confirmation officielle de tels incidents n’a cependant été rapportée publiquement à ce stade.
Les autorités camerounaises n’ont pas communiqué immédiatement sur les raisons exactes de cette détention ni sur les circonstances de leur libération.
Ces dernières années, les États-Unis ont intensifié certaines procédures d’expulsion visant des migrants en situation irrégulière. Plusieurs vols de rapatriement ont concerné des ressortissants africains, dont des Camerounais.
Au Cameroun, le traitement des migrants renvoyés de l’étranger a parfois suscité des critiques d’organisations de défense des droits humains, qui appellent régulièrement à garantir le respect des droits fondamentaux lors des procédures de détention et de vérification administrative.
