Par Madani Charaf
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, pourrait tirer un bénéfice politique de la guerre menée avec les États-Unis contre l’Iran, alors que des élections législatives doivent se tenir en Israël d’ici la fin de l’année 2026. Le scrutin est attendu au plus tard le 27 octobre, selon le calendrier institutionnel israélien.
Dans ce contexte, la confrontation militaire avec Téhéran renforce le discours sécuritaire de Netanyahu, qui a longtemps fondé sa carrière politique sur la promesse de protéger Israël face aux menaces régionales. L’offensive conjointe israélo-américaine lancée fin février 2026 vise notamment des infrastructures militaires et des dirigeants iraniens dans plusieurs villes du pays.
En Israël, cette guerre bénéficie d’un soutien relativement important dans l’opinion publique, ce qui pourrait contribuer à consolider la position politique du Premier ministre. Certains analystes estiment que le conflit pourrait lui permettre de redéfinir son héritage en matière de sécurité nationale et d’améliorer ses chances de survie politique à l’approche des élections.
La situation est toutefois très différente aux États-Unis. L’intervention militaire menée conjointement avec Israël suscite de fortes controverses dans la classe politique et dans l’opinion publique américaine. Selon des enquêtes citées par CNN, une majorité d’Américains désapprouve l’engagement des États-Unis dans la guerre contre l’Iran.
Cette contestation intervient alors que l’image d’Israël aux États-Unis s’est déjà fragilisée après deux années de guerre dans la bande de Gaza, un conflit qui a fortement polarisé l’opinion américaine et alimenté les divisions entre démocrates et républicains.
Ainsi, si la guerre contre l’Iran pourrait renforcer la stature de Netanyahu sur la scène intérieure israélienne, elle risque simultanément d’accentuer les tensions politiques aux États-Unis autour du soutien traditionnel à Israël.
Les États-Unis et Israël ont lancé fin février 2026 une campagne militaire coordonnée contre l’Iran, visant des sites militaires, des infrastructures stratégiques et des responsables du régime. Téhéran a riposté par des frappes de drones et de missiles contre des bases américaines et des cibles régionales, faisant craindre une escalade majeure au Moyen-Orient.
