Par Ilyass Chirac Poumie
Un Camerounais de la diaspora, Jean Claude Mbede Fouda, a adressé une lettre ouverte à Franck Emmanuel Biya, fils aîné du président sortant du Cameroun. Dans ce texte, il lui demande de clarifier publiquement son rôle présumé dans la gestion du pouvoir autour de Paul Biya et dans les violences qui ont suivi l’élection présidentielle du 12 octobre 2025.
L’auteur affirme que des informations persistantes font état d’un contrôle accru exercé par Franck Biya et certains hauts responsables du Palais de l’Unité sur un chef de l’État qu’il dit affaibli. Il évoque également des accusations attribuant à des proches du régime, dont Franck Biya, une responsabilité dans les violences meurtrières ayant visé des manifestants contestant la proclamation des résultats.
Rappelant que ces faits pourraient relever de la compétence de la Cour pénale internationale, Jean Claude Mbede Fouda met en garde le fils du président sortant contre d’éventuelles poursuites internationales, citant en exemple le récent procès du fils de l’ancien président du Gabon. Il l’exhorte à se désolidariser clairement des violences et à œuvrer pour une transition vers ce qu’il présente comme le verdict des urnes, qu’il attribue à Issa Tchiroma Bakary.
La lettre appelle également à la fin immédiate des exécutions sommaires alléguées et presse Franck Biya d’encourager son père à reconnaître ce que l’auteur considère comme sa défaite électorale. Le Cameroun traverse une période de fortes tensions depuis l’élection présidentielle du 12 octobre 2025.
L’opposition affirme que son candidat, Issa Tchiroma Bakary, a remporté le scrutin et accuse le régime en place d’avoir orchestré une répression meurtrière contre les contestataires. Franck Biya, régulièrement présenté par ses détracteurs comme un acteur influent au sein du pouvoir, n’a pas réagi publiquement aux accusations relayées dans cette lettre ouverte.
