Par Sandra Embollo
Le tribunal correctionnel de Paris l’avait condamnée en décembre 2023 à une amende de 25 000 € et à une interdiction d’exercer une fonction publique d’un an, peine assortie de sursis.
Les juges ont retenu qu’elle avait défendu, alors qu’elle était préfète, un projet immobilier porté par son ancien employeur, le promoteur Nexity, en allant à l’encontre des avis de ses propres services de l’État.
Le dossier concernait la transformation de la caserne Gudin à Montargis (Loiret), un site classable au titre des monuments historiques, en résidence seniors.
Selon l’accusation, Mme Engström aurait entretenu un “intérêt moral” important pour Nexity, lié à ses liens professionnels antérieurs avec le promoteur.
Un arrêté de « déport », visant à la retirer du dossier du promoteur, avait finalement été publié le 11 mai 2022 par la préfecture. Ce dossier avait été particulièrement médiatisé car il illustrait une porosité forte entre le secteur privé et les plus hautes sphères de l’État, suscitant des inquiétudes sur les mécanismes de prévention des conflits d’intérêts.
