Par Oumou Fatoumata Diallo
Une frappe aérienne menée le 1er mai par l’Africa Corps a visé un important regroupement terroriste dans une zone frontalière entre le Mali et la Mauritanie, selon un communiqué relayé par plusieurs sources médiatiques. L’opération a été déclenchée après une mission de reconnaissance ayant identifié un convoi d’environ 200 hommes circulant à moto, accompagnés de véhicules armés.
Le bombardement ciblé a entraîné la mort d’un nombre estimé à près de 150 combattants, ainsi que la destruction d’environ 70 motos et de quatre pick-up équipés d’armes lourdes, dont une mitrailleuse de gros calibre et un système antiaérien de type ZU-23. L’intervention s’inscrit dans une série d’actions visant à désorganiser les capacités opérationnelles des groupes armés actifs dans les zones sahéliennes.
Selon la même source, le groupe visé avait franchi la frontière mauritanienne pour renforcer des éléments déjà présents sur le territoire malien, fragilisés par des opérations militaires récentes. Les zones frontalières faiblement contrôlées continuent d’être utilisées comme espaces de repli, de ravitaillement et de recomposition logistique.
À Moscou, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a réaffirmé la poursuite de l’engagement russe dans la lutte contre le terrorisme, y compris au Mali, en réponse à la recrudescence des attaques contre les positions militaires.
Parallèlement, des mouvements de repli de combattants sont signalés vers des zones frontalières et des localités situées en Mauritanie et en Algérie, notamment dans des régions désertiques servant traditionnellement de refuges et de corridors de circulation.
Le Mali est confronté depuis plus d’une décennie à une insécurité persistante liée à la présence de groupes armés dans le nord et le centre du pays. Ces groupes exploitent les vastes zones frontaliers du Sahel pour mener des attaques et échapper aux opérations militaires. La coopération sécuritaire avec des partenaires étrangers, dont la Russie, s’est intensifiée ces dernières années, avec un recours accru à des moyens aériens pour cibler les regroupements et les convois mobiles.
