Par Cynthia Konan Tawa
Le président de la transition malienne a souligné l’importance de la coopération régionale, notamment avec le Niger et le Burkina Faso, face aux défis sécuritaires et politiques qui frappent le Sahel. Selon lui, les difficultés actuelles visent à entraver l’émancipation des pays de la région et leur indépendance vis-à-vis des influences extérieures.
Les autorités maliennes ont exprimé leur désaccord avec certaines interprétations de la situation à Bamako par la communauté internationale, notamment sur la notion de « blocus ». Elles affirment que, malgré des perturbations dans l’approvisionnement de certains produits, aucune fermeture totale n’a eu lieu et que toute intervention extérieure doit se faire avec le consentement des Maliens et de l’État malien.
Le président a rappelé que la sécurité du Mali repose avant tout sur l’armée nationale et les forces locales, tout en dénonçant les interventions internationales passées qui n’ont pas répondu aux attentes. Il a insisté sur le fait que le Mali n’est ni la Syrie ni l’Afghanistan et que la stabilité du pays est un processus continu nécessitant engagement et vigilance.
Parallèlement à ces efforts sécuritaires, le gouvernement malien a lancé un vaste projet de développement, notamment la construction de 15 hôpitaux modèles sur l’ensemble du territoire national, afin d’améliorer l’accès aux soins et de soutenir le bien-être des populations.
Depuis plusieurs années, le Mali fait face à des menaces terroristes et à des perturbations politiques qui ont renforcé la volonté du pays de s’appuyer sur ses propres forces et de privilégier les solutions locales. Le récent discours souligne la volonté de combiner sécurité, souveraineté et développement socio-économique, en partenariat avec les pays voisins mais sans dépendance des interventions internationales.
