Par Matheo Enrique
Le Mexique a été secoué dimanche par une flambée de violences après l’annonce de la mort de Nemesio Oseguera Cervantes, chef du Jalisco New Generation Cartel, tué lors d’une opération militaire dans l’État de Jalisco.
Dans la foulée, plusieurs villes ont été le théâtre d’attaques coordonnées attribuées au cartel. Des véhicules ont été incendiés, des barrages routiers installés et des tirs signalés dans plusieurs zones, notamment dans la station touristique de Puerto Vallarta.
Des scènes de panique ont également été rapportées dans l’aéroport international de la région, tandis que des groupes armés tentaient de perturber les opérations et de semer la terreur. Les autorités locales ont appelé les habitants et les touristes à rester confinés à l’intérieur face au risque de nouvelles violences.
Plusieurs États de l’ouest et du centre du pays, dont Michoacán et Colima, ont également signalé des incendies de véhicules et des blocages routiers, tactique fréquemment utilisée par les cartels pour ralentir les forces de sécurité.
La situation a conduit certaines compagnies aériennes à suspendre leurs vols vers Puerto Vallarta, tandis que des alertes de sécurité ont été émises pour les voyageurs étrangers.
Considéré comme l’un des narcotrafiquants les plus puissants du monde, Nemesio Oseguera Cervantes dirigeait le Jalisco New Generation Cartel depuis sa création en 2009. L’organisation criminelle est l’une des plus violentes du Mexique et contrôle d’importantes routes de trafic de drogue, notamment vers les États-Unis. Washington avait offert jusqu’à 15 millions de dollars pour toute information menant à son arrestation.
La mort du chef du Cjng représente l’un des coups les plus importants portés au narcotrafic mexicain ces dernières années, mais les autorités redoutent déjà une intensification de la violence liée aux luttes de succession au sein du cartel.
