Par Ilyass Chirac Poumie
Le 25 mars 2026, une avancée majeure a été enregistrée sur la scène internationale. Sous l’impulsion de plusieurs États africains, Organisation des Nations Unies a proclamé que la déportation et l’esclavage des Africains constituent le pire crime contre l’humanité.
Cette reconnaissance vient consacrer des décennies de luttes menées par des générations d’hommes et de femmes engagés pour la mémoire des millions de victimes de la traite négrière. Depuis le début du 20e siècle, historiens, militants et responsables politiques n’ont cessé de plaider pour une reconnaissance officielle de cette tragédie historique, longtemps minimisée dans les instances internationales.
Pour de nombreux observateurs, cette décision représente une victoire symbolique majeure. Elle contribue à réhabiliter la mémoire des ancêtres arrachés à leur terre, exploités et déshumanisés au nom du profit et d’idéologies racistes. Elle est également perçue comme une étape vers une justice mémorielle encore incomplète.
Cependant, cette avancée s’accompagne d’un sentiment mitigé chez certains acteurs engagés. Entre reconnaissance internationale et réalités contemporaines, beaucoup rappellent que les luttes pour la dignité, la souveraineté et le respect des peuples africains restent d’actualité.
Le 25 mars est déjà reconnu comme la Journée internationale du souvenir des victimes de l’esclavage et de la traite transatlantique. Depuis plusieurs années, les pays africains et la diaspora militent pour une reconnaissance plus forte de l’esclavage comme crime majeur contre l’humanité, ainsi que pour des réparations et une meilleure transmission de cette histoire dans les institutions éducatives et politiques.
