Par Adam Newman
Thorbjørn Jagland, chef du gouvernement travailliste de 1996 à 1997, a également été président du comité Nobel chargé du prix Nobel de la paix de 2009 à 2015, ainsi que secrétaire général du Conseil de l’Europe de 2009 à 2019.
Il a entretenu des liens avec le pédocriminel américain Jeffrey Epstein dans les années 2010.
Jeudi, l’Autorité nationale d’enquête et de poursuite des infractions économiques et environnementales norvégienne, Økokrim, a annoncé l’ouverture d’une enquête visant l’ancien Premier ministre, ancien président du comité Nobel et ancien secrétaire général du Conseil de l’Europe, Thorbjørn Jagland, pour des soupçons de corruption aggravée.
Selon le journal norvégien Verdens Gang, qui s’appuie sur des documents publiés vendredi par le ministère américain de la Justice, M. Jagland aurait demandé à Jeffrey Epstein une garantie pour l’achat d’un appartement, sans que l’issue de cette demande soit connue.
Les documents révèlent également que Thorbjørn Jagland a séjourné chez Epstein à New York en 2018, ainsi qu’à Paris en 2015 et 2018. L’ancien Premier ministre norvégien et sa famille avaient également prévu, en 2014, un voyage sur l’île du criminel sexuel américain, décédé en prison en 2019, mais ce déplacement a finalement été annulé.
Par ailleurs, le ministère norvégien des Affaires étrangères a annoncé qu’il demanderait au Conseil de l’Europe de lever l’immunité dont M. Jagland bénéficie en tant qu’ancien secrétaire général, poste qu’il a occupé de 2009 à 2019.
