Par Ilyass Chirac Poumie
À travers plusieurs mécanismes, l’Onu agit à la fois sur le plan sécuritaire, humanitaire et du développement. Le Conseil de sécurité appuie les initiatives régionales, notamment la Force conjointe du G5 Sahel, et encourage la coopération entre les États du Mali, du Burkina Faso, du Niger, du Tchad et de la Mauritanie.
« La lutte contre le terrorisme ne peut se limiter à une réponse militaire. Elle doit intégrer la gouvernance, l’éducation et le développement économique »,
a rappelé le Secrétaire général António Guterres.
L’Onu soutient également le Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (Unowas), qui joue un rôle diplomatique dans la prévention des conflits et la promotion du dialogue. Sur le terrain, les agences humanitaires comme le Pam et l’Unicef interviennent auprès des millions de déplacés et de victimes de l’insécurité.
Cependant, les défis restent immenses. Le retrait progressif de missions internationales, comme la Minusma au Mali, fragilise la présence onusienne, tandis que les populations locales expriment souvent leur frustration face à l’inefficacité perçue des dispositifs existants.
Malgré ces limites, l’Onu insiste sur sa détermination à accompagner les États sahéliens et à mobiliser la communauté internationale pour empêcher l’expansion du terrorisme dans la région et au-delà.
