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Par Hajer Elina
Le maréchal Asim Munir, déjà considéré comme l’un des responsables les plus influents du Pakistan, a obtenu une immunité à vie grâce à une réforme constitutionnelle adoptée à Islamabad. Cette mesure, vivement critiquée par l’opposition et plusieurs analystes, lui confère une protection permanente contre toute poursuite judiciaire, consolidant davantage son statut au sommet de l’État.
Chef d’état-major de l’armée pakistanaise depuis 2022, Asim Munir joue un rôle central dans la vie politique du pays, l’armée demeurant une institution clé dans l’équilibre du pouvoir. Cette réforme le propulse, selon des observateurs, au rang « d’homme le plus puissant du pays », à un moment où le Pakistan traverse une période de tensions politiques et économiques.
L’initiative suscite toutefois des inquiétudes quant à l’indépendance de la justice et à l’équilibre des institutions, alors que certains craignent une concentration accrue de pouvoir entre les mains de l’institution militaire.
Asim Munir est un ancien chef des services de renseignement militaires. Il a été nommé à la tête de l’armée en novembre 2022, l’une des fonctions les plus stratégiques au Pakistan. Le pays est marqué depuis des décennies par un rôle politique dominant de l’armée, ponctué de coups d’État, de transitions fragiles et d’interventions dans la vie civile. La nouvelle immunité s’ajoute à une longue tradition de protections accordées aux hauts commandants, mais elle soulève un débat national sur la séparation des pouvoirs et la démocratie.
