Par Sandra Embollo
Le premier problème, c’est la méfiance. Ces derniers jours, les sorties médiatiques assez virulentes des deux camps n’ont pas aidé à créer un climat de confiance. Ensuite, il y a un aspect technique, expliquent les autorités congolaises. L’Afc/M23 parle d’au moins 700 personnes arrêtées par Kinshasa. Il faut établir des listes, les certifier, les vérifier et obtenir l’accord de tous les camps. Pour cela, le Cicr a été sollicité comme intermédiaire neutre, pour faciliter ce travail.
Travail de fond
Selon Jacquemain Shabani, vice-premier ministre congolais chargé de l’Intérieur; « Il y a le Cicr et il y a la loi ». « C’est un travail de fond mené par différentes institutions pour répondre à la procédure qui va être mise en œuvre », a-t-il dit. Le vice-premier ministre ne s’est cependant pas avancé sur la date exacte de ces libérations.
Autre sujet en discussion : la libération des prisonniers du camp gouvernemental, surtout des militaires. Ceux qui s’étaient cantonnés au quartier général de la Monusco avaient été acheminés de Goma à Kinshasa grâce au Cicr, en avril.
Mais selon des sources gouvernementales, en janvier et février, environ 1 500 militaires ont été envoyés par l’Afc/M23 au camp militaire de Rumangabo, près de Goma, pour « reconditionnement » et plus de 300 membres de la garde républicaine ont été faits prisonniers. C’est justement autour de ces points que toutes les parties doivent trouver un accord avant d’aller plus loin.
