Par Adam Newman
Très proche de Keir Starmer depuis son accession à la tête du Parti travailliste, Morgan McSweeney, chef de cabinet de Downing Street, se retrouve au centre des critiques après le scandale Epstein. Il est accusé d’avoir poussé le Premier ministre à nommer Peter Mandelson à l’ambassade britannique à Washington, malgré les réserves des services de sécurité et la notoriété de l’amitié de Mandelson avec Jeffrey Epstein.
Stratégiste et directeur de cabinet de Starmer depuis un an et demi, McSweeney n’en est pas à sa première polémique. Une partie de la majorité le reproche de couper le Premier ministre de ses députés, tandis qu’il n’hésite pas à manœuvrer dans les médias en organisant des fuites visant les rivaux de Starmer, comme le ministre de la Santé, perçu comme un favori pour une future élection interne, ou l’ancienne directrice de cabinet Sue Gray, qu’il a fini par remplacer.
Bien qu’il ne soit pas élu, Morgan McSweeney occupe l’un des postes les plus influents du gouvernement britannique, supervisant la direction de l’exécutif et le ton des communications officielles. Jusqu’ici, il a survécu aux appels à son renvoi. Mais la pression pourrait devenir insoutenable : pour que Keir Starmer, fragilisé comme jamais, tente de survivre politiquement à l’affaire Epstein-Mandelson, sacrifier son chef de cabinet pourrait être la seule issue.
