Par Arlette Akoumou Nga
Pour la Turquie, la poursuite de ces pourparlers d’Istanbul est, en soi, un motif de satisfaction. Les officiels turcs se disent même plus « optimistes » aujourd’hui qu’à l’ouverture de la première session, en mai. Et ce même si les discussions n’ont débouché jusqu’ici que sur des échanges de prisonniers et de corps de soldats tués.
La Turquie considère cette troisième rencontre comme particulièrement importante. De son point de vue, les deux premières réunions ont permis à chaque partie de prouver sa volonté de dialoguer et d’exprimer à l’autre ses positions de départ. À cet effet, les deux délégations ont échangé des mémorandums. Ankara constate que les positions russe et ukrainienne sont diamétralement opposées, mais estime qu’un socle de négociations est désormais posé.
En clair, et à condition que les deux parties y soient prêtes, il est désormais possible d’entrer dans le vif du sujet. Et pour la Turquie, qui veut jouer les médiateurs, il s’agit de tenter de rapprocher les positions des uns et des autres.
Mais les officiels turcs reconnaissent aussi que seule une rencontre au sommet, entre Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine, permettra d’aboutir à un cessez-le-feu, et peut-être à la paix. Une rencontre que la Turquie rêve bien sûr d’accueillir.
