Par Ilyass Chirac Poumie
Une situation de tension prévaut ce vendredi au siège national du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (Mrc) à Yaoundé, où plusieurs militants affirment être retenus à l’extérieur par décision du sous-préfet de Yaoundé IV, Akondi Elvis. Selon les témoignages, l’autorité administrative aurait pris sur lui d’interdire l’accès au bâtiment, empêchant ainsi des délégations venues de Kousseri, du grand-nord et d’autres régions de se reposer ou de prendre un repas après des jours de route.
Les militants concernés, certains arrivés à Yaoundé depuis mercredi, dénoncent un traitement humiliant et incompréhensible dans ce qu’ils estiment être aussi leur pays. D’autres groupes, notamment ceux encore en transit entre Bertoua et Yaoundé, craignent d’être confrontés au même blocage.
Cette situation intervient dans un contexte politique déjà tendu autour des activités internes du parti. Pour l’heure, aucune justification claire n’a été officiellement donnée par l’autorité administrative, tandis que le MRC évoque une atteinte grave aux libertés fondamentales et appelle à la désescalade. Le Mrc fait face depuis plusieurs jours à des restrictions répétées autour de la tenue de ses activités internes à Yaoundé. Les autorités locales invoquent régulièrement des risques de troubles à l’ordre public, une justification que le parti considère comme infondée et politiquement motivée. Cette nouvelle entrave risque d’alimenter davantage les accusations de harcèlement administratif formulées par le parti de l’opposition.
