Par Joseph OLINGA N.
Dans la localité de Ngambe-Tikar, difficile de s’approvisionner en produits de consommation courante, de se procurer toutes autres marchandises ou d’accéder à un service. Depuis le 20 novembre dernier, le chef d’agence des impôts de Ntui a décidé d’apposer des scellés sur tous les commerces. Le patron local de l’administration des impôts exige à tous les contribuables le paiement d’un montant forfaitaire de 104 mille Francs Cfa.
Seulement, le paiement du forfait, déjà effectué par certains commerçants, n’est pas forcément synonyme de réouverture du commerce. A la présentation des quittances et des attestations de conformité fiscales, il est exigé aux commerçants de procéder à la complémentation de leurs déclarations. Une situation à l’origine de la grogne sociale qui amplifie depuis quelques jours à Ngambe-Tikar.
A travers une correspondance adressée au directeur général des impôts ce 24 novembre, l’association camerounaise pour la défense des droits des contribuables (Acdc) sollicite la suspension de ces mesures qui s’inscrivent à l’encontre des droits des contribuables. Mais aussi de prévenir les risques d’escalade que pourraient entraîner cette mesure unilatérale.
