Par Joseph OLINGA N.
Pour International crisis group, “Peu d’observateurs s’attendent à ce que le Cameroun organise des élections libres et transparentes.” Dans le même temps, analyse l’organisation internationale la frustration est perceptible au sein de l’opinion, du fait des tactiques répressives usitées par le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), qui contrôle tous les leviers du pouvoir. La situation est encore plus détonante du fait pour le Rdpc de ne pas faire la lumière sur la succession de Paul Biya.
Quoique le pays est resté politiquement et financièrement stable ces dernières années, International crisis group pense que la tension générale que connaît le Cameroun et la prolongation de la crise sécuritaire dans les régions du Nord-ouest et du Sud-Ouest n’augurent pas des lendemains meilleurs pour le pays. International crisis group pense qu’au lieu de l’élection présidentielle prévue le 12 octobre prochain
“le président Paul Biya, âgé de 92 ans, doit démissionner après 42 ans au pouvoir.”
Au regard de l’ambiance pesante que connaît le Cameroun, International crisis group appelle le gouvernement et le Rdpc à reconnaître
“les risques liés à l’absence de planification de l’ère post-Biya.”
De ce fait, l’organisation internationale suggère au Rassemblement démocratique du peuple camerounais
“d’organiser un congrès électif après le scrutin, afin que les partisans puissent discuter des conditions d’une succession.”
