Par Adam Newman
La Russie a exhorté samedi les États-Unis à libérer le président vénézuélien Nicolás Maduro et son épouse, après l’annonce par Washington de la capture du couple lors d’une opération menée au Venezuela.
En Europe, les réactions ont été contrastées. La Première ministre italienne Giorgia Meloni a jugé l’opération militaire américaine légitime, la qualifiant d’intervention défensive, tout en soulignant que l’usage de la force militaire ne devait pas servir à imposer des changements de régime.
La France a pour sa part condamné la capture de Nicolás Maduro par les États-Unis, estimant que l’opération contrevenait au droit international. Paris a souligné qu’aucune solution politique durable au Venezuela ne saurait être imposée de l’extérieur.
Au niveau multilatéral, le secrétaire général de l’Onu, Antonio Guterres, a qualifié l’opération américaine de dangereux précédent. Il a appelé l’ensemble des acteurs vénézuéliens à engager un dialogue inclusif, dans le respect des droits de l’Homme et de l’État de droit.
À l’inverse, Israël a salué l’opération menée par les États-Unis au Venezuela, estimant qu’elle avait été conduite sous l’impulsion du président Donald Trump, présenté comme ayant agi en leader du monde libre.
Le Venezuela traverse depuis plusieurs années une grave crise politique, économique et institutionnelle, marquée par des sanctions internationales et des tensions récurrentes entre Caracas et Washington. L’annonce par les États-Unis de la capture du président Nicolás Maduro représente une escalade majeure, soulevant de vives interrogations sur le respect du droit international, la souveraineté des États et les perspectives de règlement politique de la crise vénézuélienne.
