Home PolitiqueAfrique🇨🇲 Cameroun | Abus d’autorité: L’avocat Fabien Kengne affirme avoir été agressé par un commissaire de la Police judiciaire

🇨🇲 Cameroun | Abus d’autorité: L’avocat Fabien Kengne affirme avoir été agressé par un commissaire de la Police judiciaire

Dans un récit publié ce vendredi, Me Fabien Kengne, avocat au barreau du Cameroun, affirme avoir été agressé par un commissaire de police en fonction au Service régional de la Police judiciaire du Littoral, à Douala. Selon son témoignage, l'officier l'aurait menacé, empoigné par la veste et jeté dans la cour de la Pj, devant témoins. Des faits que notre rédaction n'a pas pu vérifier de source indépendante.

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Par Hajer Elina

Douala, 9 octobre 2026 (Panorama Papers) – C’est un témoignage qui secoue le barreau. Me Fabien Kengne, avocat connu pour ses combats judiciaires — dont la défense de militants du Mrc et l’affaire des 46 prévenus du Tribunal militaire — affirme avoir été agressé ce vendredi par un commissaire de police au Service régional de la Police judiciaire du Littoral.

Selon son récit, tout serait parti d’un dossier suivi sur instructions du procureur de la République près le Tribunal de première instance de Douala-Ndokoti. Me Fabien Kengne dit s’être rendu au bureau du commissaire, chef de service, pour faire exécuter une instruction du procureur ordonnant le retour du dossier au parquet. Dès qu’il aurait décliné l’identité de son client et l’objet de sa visite, le ton serait monté : l’officier lui aurait reproché d’avoir « interdit la confrontation » et de vouloir « donner des ordres » à la police.

Toujours selon l’avocat, le commissaire aurait alors quitté son siège, lui aurait intimé l’ordre de sortir, l’aurait suivi dans le couloir en proférant des menaces, avant de le saisir par la veste et de le jeter dans la cour de la Pj — sous les yeux de collègues qui seraient intervenus pour les séparer. « J’aurais pu répliquer par la même violence, mais j’ai été respectueux du titre », écrit Me Fabien Kengne, qui annonce saisir « qui de droit » : « Nous allons nous revoir là où les hommes civilisés se retrouvent. »

À cette heure, ni la Délégation générale à la Sûreté nationale ni le commissaire mis en cause n’ont réagi publiquement à ces accusations, qui restent celles d’une seule partie. La présomption d’innocence s’applique pleinement.

L’affaire, si elle était confirmée, poserait une question grave : celle des relations entre auxiliaires de justice et forces de l’ordre, dans un pays où les avocats dénoncent régulièrement des entraves à l’exercice de leur profession.

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