Par Mon’Esse
Une délégation de l’Union européenne (UE) au Cameroun, à laquelle se sont joints des délégués de la Grande Bretagne, vient d’effectuer une visite en vue d’évaluer l’état d’avancement du projet de renouvellement de la voie ferrée entre Bélabo et Ngaoundéré, financé par la Banque européenne d’investissement (BEI).
Conduite par l’ambassadeur de l’UE dans le pays, Jean Marc Châtaigner, elle a relevé que ce chantier représente un levier important pour le développement économique régional.
En améliorant la fluidité du transport ferroviaire, il facilitera l’acheminement des marchandises, réduira les coûts logistiques ainsi que leur empreinte carbone (le chemin de fer émettant de 30 à 40% de moins d’émission carbonées que les transports routiers) et renforcera la compétitivité des entreprises locales.
Ce projet contribuera également à dynamiser les échanges commerciaux entre le Nord et le Sud du pays, tout en favorisant l’intégration sous-régionale.
«Nous avons tenu à voyager par train de Yaoundé à Ngaoundéré pour évaluer concrètement les enjeux du projet. Le rail est un vecteur stratégique de désenclavement, et nous avons mobilisé des financements importants à travers la BEI pour soutenir cette initiative ».
a souligné Jean Marc Châtaigner.
Quant au haut-commissaire de Grande Bretagne au Cameroun, Matt Woods, il a mentionné le fait que le royaume reste constamment attentif aux opportunités d’investissement.
À ce titre, il a dit prendre note du besoin exprimé concernant le financement de l’acquisition de voitures voyageurs, mentionnant que les échanges constructifs offrent une base solide pour envisager ce soutien.
Filiale de Africa Global Logistics (Agl), Camrail, qui compte 1500 employés directs et 4000 personnels de la sous-traitance, est concessionnaire du chemin de fer camerounais depuis 1999 et revendique, en moyenne, un investissement annuel 12 milliards de francs en moyenne, et reverse quelque 10 milliards de francs chaque année à l’État au titre des redevances, taxes et impôts.
