Par Ilyass Chirac Poumie
Les principales figures de l’opposition, déjà accusées de divisions chroniques et d’incapacité à présenter un front uni face au régime de Paul Biya, dénoncent une manipulation visant à discréditer leurs actions. Plusieurs leaders estiment que derrière cette sortie médiatique se cacheraient des intérêts franco-camerounais, pointant du doigt le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) et une partie de la presse étrangère souvent accusée de partialité.
Du côté de la société civile, l’indignation est palpable. Des universitaires et activistes y voient une tentative d’imposer un récit humiliant, destiné à renforcer l’image d’une opposition impuissante face à un régime en place depuis plus de quatre décennies. Sur les réseaux sociaux, de nombreux Camerounais fustigent ce qu’ils considèrent comme une atteinte à la dignité nationale et une manipulation visant à affaiblir l’espace démocratique.
Si certains observateurs admettent que l’opposition camerounaise souffre bel et bien de divisions internes, d’autres soulignent que la responsabilité incombe aussi à un système politique verrouillé, où la compétition électorale reste largement déséquilibrée. La polémique révèle ainsi, au-delà du choc provoqué par la formule de Jeune Afrique, la profondeur de la crise de confiance entre l’opposition, le pouvoir et une partie des médias internationaux.
