Par Mon’Esse
La croissance du produit intérieur brut (Pib) réel devrait se stabiliser autour de 3,6% par an dans la zone, entre 2026 et 2028, selon le bulletin Economique et statistiques de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac).
Dans le même temps, l’inflation resterait sous la norme communautaire de 3% au courant de l’année 2025 (2,8%) et y demeurerait en 2026 (2,3%) et en 2027 (2,1%), après 4,1% en 2024.
En ce qui concerne les perspectives à moyen terme, la communauté sous-régionale (Cemac) devrait poursuivre la diversification de son appareil productif, notamment dans la céramique, le ciment, l’agroalimentaire, la logistique, les mines, l’énergie et la transformation du bois.
S’agissant du taux de couverture extérieure de la monnaie et des réserves de change en mois d’importations des biens et services, il se situerait en moyenne respectivement à 77,4% et 4,98, les autres comptes macroéconomiques devant être caractérisés par un déficit budgétaire, base engagements, hors dons, qui ressortirait en moyenne annuelle autour de 1,2% du PIB sur la période 2026-2028, comme en 2025, un creusement du déficit extérieur courant, dons inclus, en pourcentage du Pib, à 3,2% en 2026, et à 4,1% en 2027 et 2028, en relation essentiellement avec le recul de la production de pétrole brut, non compensé par les évolutions favorables des cours des autres produits d’exportation, et une hausse en moyenne annuelle, entre 2026 et 2028, de la masse monétaire (8,4%), des avoirs extérieurs nets (26,6%) et des crédits à l’économie (8,5%).
S’agissant des évolutions récentes et des perspectives économiques, monétaires et financières de la Cemac, au premier trimestre 2025, l’Indice composite de l’activité économique (Icae), il s’est accru de 8,5%, après 9,1% au quatrième trimestre 2024 et 6,1% un an plus tôt, soutenu notamment par les filières aurifère et cacaoyère et le dynamisme du secteur des bâtiments et travaux publics (Btp), du commerce et des télécommunications.
Pour l’année 2025, les services de la Beac tablent sur un ralentissement de la croissance sous-régionale à 2,4%, contre 2,9% en 2024, en lien avec le recul de la production pétrolière, malgré un secteur non pétrolier robuste (3,5% en 2025, contre 3,6% en 2024), la poursuite du ralentissement de l’inflation qui reviendrait autour de 2,8% en moyenne annuelle en 2025, contre 4,1% en 2024.
La Banque centrale prévoit également une légère détérioration du solde budgétaire, base engagements, hors dons, de -1,1% du PIB en 2024 à -1,2% du PIB en 2025, et une dégradation du solde du compte courant, dons officiels compris, à -4,4% du PIB, contre -1,4% en 2024, sous l’effet de la baisse des cours internationaux du pétrole qui chuteraient de 20,1% pour ressortir à 62,9 dollars le baril.
La masse monétaire, quant à elle, devrait augmenterait de 10,7%, en même temps que les réserves de change reculeraient de 3,2%, à 7 063,2 milliards au 31 décembre 2025, correspondant à un taux de couverture extérieure de la monnaie de 72,7%, après 74,9% à fin 2024.
