Par Julie Peh
Autour du gouverneur de la région, des dix préfets et des sous-préfets du département du Mfoundi, le ministre a passé en revue les données fournies par Elections Cameroon, se déclarant satisfait des avancées matérielles déjà réalisées. Toutefois, ce bilan positif ne doit pas masquer la nécessité d’une vigilance accrue.
Dans un contexte marqué par des tensions sociales et politiques, le défi sécuritaire demeure majeur. Le Cameroun, confronté depuis plusieurs années à des poches d’insécurité, notamment dans les régions anglophones, doit s’assurer que la présidentielle ne soit pas un terrain propice aux violences électorales. La région du Centre, cœur politique et administratif du pays, se doit d’être exemplaire. Le moindre incident pourrait rapidement s’étendre et fragiliser la confiance des citoyens dans le processus démocratique.
Au cœur de cette organisation, Elections Cameroon joue un rôle déterminant. Chargée de la préparation matérielle et logistique du scrutin, cette institution a déjà achevé plusieurs opérations clés, de la distribution des kits électoraux à la formation des agents sur le terrain. Ces avancées sont essentielles, mais ne suffisent pas à elles seules.
Le Minat rappelle que la sécurisation physique des bureaux de vote, la gestion des foules et la prévention des fraudes nécessitent une coordination étroite entre les forces de sécurité, les autorités administratives et les acteurs électoraux. L’État, à travers le Minat, reste vigilant et prêt à déployer les ressources nécessaires pour assurer un scrutin paisible.
La réussite de la présidentielle de 2025 dépendra donc de la capacité des différents acteurs à travailler ensemble dans un esprit d’efficacité et de transparence. Le Minat, en tant que garant de l’ordre public, appelle à une mobilisation sans précédent, soulignant que l’élection n’est pas seulement un enjeu politique, mais un impératif pour la stabilité et le développement du Cameroun.
Dans les semaines à venir, chaque geste, chaque décision comptera. La région du Centre, en première ligne, a l’opportunité d’envoyer un message fort : celui d’un Cameroun uni, prêt à défendre sa démocratie dans la paix et la sécurité.
