Par Ilyass Chirac Poumie
Le ton est monté au sein du parti au pouvoir à quelques heures du vote. Dans un communiqué signé ce samedi 11 octobre 2025 par le Pr Jacques Fame Ndongo, Secrétaire à la Communication du Comité Central, le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (Rdpc) « dénonce avec véhémence une vaste escroquerie politique » visant, selon lui, à semer la confusion à travers la publication de prétendus résultats de la présidentielle avant la proclamation officielle.
Le Rdpc affirme « ne préparer aucune fraude électorale » et qualifie de « scabreux procès d’intention » les accusations relayées par certains médias nationaux et internationaux.
Le parti souligne être
« le seul présent et actif dans les dix régions, les 58 départements, les 360 communes et les 13 000 villages du Cameroun », se disant ainsi confiant dans sa victoire grâce à un maillage territorial « à la densité inégalée ».
Sous la coordination du Secrétaire général Jean Nkueté et l’autorité du président national Paul Biya, les équipes du Rdpc affirment avoir mené une campagne « de proximité, transparente et républicaine », tournée vers la persuasion et la mobilisation des électeurs.Le communiqué fustige par ailleurs des
« allégations dénuées de tout fondement »
émanant, selon le parti, de formations politiques
« sans électorat consistant ». Le Rdpc met en garde contre une « ubuesque escroquerie politique »
visant à manipuler l’opinion avant le scrutin.
Enfin, le parti présidentiel appelle ses militants et sympathisants à
« récuser massivement cette grave imposture communicationnelle » et à attendre, « en bons républicains »,
les résultats officiels que publiera le Conseil constitutionnel, seule instance habilitée à le faire conformément à l’article 40 de la loi du 21 avril 2004.
Le communiqué du Rdpc intervient dans un climat de méfiance généralisée à la veille de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025. Plusieurs formations de l’opposition et plateformes citoyennes ont annoncé leur intention de publier des résultats issus de leurs propres compilations des procès-verbaux de vote, arguant de la nécessité de transparence. Le parti au pouvoir, quant à lui, met en garde contre toute tentative de « subversion médiatique » et réaffirme sa confiance dans les institutions électorales officielles.
