Par Joël Onana
Aristide Mono affirme que chaque fois qu’il empruntait la demi-autoroute Yaoundé-Douala, le sommeil le gagnait dangereusement au volant. Selon Aristide Mono, cette sensation récurrente l’a conduit à prendre une décision radicale : ne plus jamais circuler sur ce qu’il qualifie de demi-route de la sorcellerie, tant le malaise y est profond.
Aristide Mono souligne que sur près de 60 kilomètres, ce tronçon traverse une forêt dense sans la moindre maison, magasin, réseau téléphonique, éclairage public ni poste de sécurité. Pour Aristide Mono, une panne dans cette zone représente un véritable cauchemar, au point qu’il estime préférable de s’éloigner immédiatement du véhicule et de marcher longuement afin de trouver de l’aide.
Aristide Mono évoque également la peur permanente d’agressions, même en pleine journée, accusant la zone d’être un terrain favorable aux attaques à la machette.
Aristide Mono dénonce en outre la présence de péages pseudo-automatiques non fonctionnels, qui auraient coûté des milliards, sans bénéfice visible pour les usagers.
Convaincu que ce tronçon abandonné en pleine forêt sert régulièrement à des pratiques obscures, Aristide Mono lance un avertissement clair aux automobilistes et leur conseille vivement d’éviter cette portion de route.
La demi-autoroute Yaoundé-Douala constitue un axe stratégique reliant les deux principales villes du Cameroun. Toutefois, comme le souligne Aristide Mono, certains tronçons inachevés et insuffisamment sécurisés continuent de susciter inquiétude et critiques. Les questions de sécurité, de surveillance et de rentabilité des investissements publics demeurent au cœur des débats autour de cette infrastructure majeure.
