Par Ilyass Chirac Poumie
Dans ce texte au ton offensif, Louis-Marie Kakdeu revient d’abord sur ses relations passées avec Alex Azebaze, ancien directeur de publication du quotidien Le Messager, qu’il dit avoir longtemps considéré comme un « grand-frère ». Il lui reproche aujourd’hui son soutien affiché à Charly Tchikanda et l’accuse de relayer, sans recoupement suffisant, des positions hostiles à la direction actuelle du Social Democratic Front (Sdf).
Louis-Marie Kakdeu estime que les critiques visant la supposée « collaboration » du Sdf avec le pouvoir relèvent d’un procès d’intention. Selon lui, la participation du parti aux institutions ne saurait être assimilée à une compromission avec le Rdpc. Il affirme au contraire que le Sdf a opéré un repositionnement vers le centre afin de consolider son statut de parti républicain « capable de gouverner », ce qui lui vaut, selon lui, les attaques des courants plus radicaux.
Évoquant la présidentielle de 2025, Louis-Marie Kakdeu soutient que le SDF n’a pas perdu la bataille démocratique, mais celle de l’opinion publique. Il analyse la montée des discours extrémistes au Cameroun comme une tendance inscrite dans un mouvement global observé en Europe et ailleurs, mettant en garde contre les conséquences politiques d’une telle évolution.
Le dirigeant du Sdf dénonce par ailleurs des campagnes de diffamation visant certains responsables du parti, notamment Joshua Osih, et affirme que des procédures judiciaires ont été engagées contre des auteurs de publications qu’il juge mensongères. Il assure également que, depuis 2023, la direction actuelle n’a engagé aucune procédure disciplinaire contre ses contradicteurs internes.
Enfin, Louis-Marie Kakdeu appelle à la formation d’un « front des enfants du Cameroun » pour faire face à la crise qu’il décrit comme un échec collectif, tout en promettant de mener « la bataille de l’opinion publique ». Il réaffirme son engagement contre ce qu’il qualifie de logique « alimentaire la confrontation.
