Par Oumou Fatoumata Diallo
Le Mali a été le théâtre d’attaques menées samedi contre plusieurs localités du pays. Dans un message publié dimanche sur Telegram, Africa Corps, structure russe déployée aux côtés des Forces armées maliennes, affirme avoir déjoué une tentative de coup d’État dirigée contre les autorités de transition.
Selon cette source, l’opération aurait été conduite conjointement par le Front de libération de l’Azawad (FLA) et la branche sahélienne d’Al-Qaïda, avec l’appui présumé de mercenaires ukrainiens et d’autres pays, ainsi que le soutien des services de renseignement occidentaux.
Africa Corps soutient que l’offensive a mobilisé entre 10 000 et 12 000 assaillants engagés simultanément contre Bamako, Kati, Gao, Kidal et Sévaré. Les cibles annoncées incluaient le palais présidentiel, plusieurs garnisons militaires et l’arsenal national situé à Kati, principal centre stratégique des forces maliennes.
Le contingent russe affirme avoir sécurisé le palais présidentiel, maintenu le contrôle de l’ensemble des positions sensibles et neutralisé plus de 1 000 combattants lors des affrontements. Aucun bilan indépendant n’a, à ce stade, confirmé ces chiffres.
Ces déclarations interviennent dans un contexte de rivalités persistantes entre groupes armés, organisations jihadistes et forces régulières dans plusieurs zones du Mali, alors que les autorités poursuivent leur coopération militaire avec la Russie.
Depuis le retrait progressif des forces françaises et onusiennes, les autorités maliennes ont renforcé leur partenariat sécuritaire avec la Russie. Africa Corps a progressivement remplacé les anciens dispositifs paramilitaires russes dans le pays, tandis que les autorités de transition poursuivent leurs opérations de sécurisation sur plusieurs fronts.
