Par Georges Parfait Owoundi
L’auteur présumé de l’agression est le sous-lieutenant Boris
Mouack appartenant au 2ème Bataillon d’Intervention de la Brigade du quartier général.
Au moment des faits, cet officier de l’armée camerounaise occupait la fonction de chef du détachement cantonné à Natchigal, dans l’arrondissement de Ntui, Département du Mbam-et-Kim (Région du Centre). La victime est une mineure âgée de 15 ans. Elle avait été envoyée par ses parents à l’intérieur de l’enceinte militaire afin d’y récupérer un colis. C’est dans ce cadre que le sous-lieutenant s’est rendu coupable d’agression sexuelle à son encontre. Le drame a pu être interrompu grâce aux cris stridents de détresse de la victime, qui ont immédiatement alerté les éléments de garde.
Grâce à leur intervention prompte et énergique, l’officier a été maîtrisé, mis aux arrêts et transféré dans les locaux disciplinaires de la Division de la sécurité militaire à Yaoundé. La jeune fille a été, illico presto, prise en charge aux urgences d’une structure sanitaire militaire pour recevoir des soins et un encadrement appropriés.
La victime, ses parents et ses proches bénéficient actuellement d’un accompagnement psychologique assuré par des spécialistes qualifiés du ministère de la Défense(Mindef). Face à cet ignoble acte, le ministre délégué à la Présidence de la République chargé de la Défense (Mindef) a transmis l’expression de sa profonde sollicitude à la famille de la jeune victime, ainsi que l’assurance de la poursuite de sa prise en charge psycho-médicale. Le ministère a fermement réaffirmé que des mesures disciplinaires et judiciaires seront promptement engagées au terme des enquêtes en cours pour cette grave atteinte à l’honneur et à l’éthique par l’officier fautif.
