Par Mon’Esse
La ministre camerounaise en charge des Enseignements secondaires (Minesec), Pauline Nalova Lyonga, a détecté 1205 enseignants de son ordre d’enseignement, déclarés décédés par leur chef d’établissement, mais réellement en vie.
Dans une note d’information parvenue mercredi à la rédaction, et à la suite du recensement physique et biométrique effectué cette année, ses services ont également coincé 3172 enseignants «en position inconnue», 2532 absents à l’opération de recensement d’avril-mai 2026, 5659 déclarés en situation d’abandon de poste.
Dans le même ordre d’idées, 1738 se trouvent en situation administrative et professionnelle incohérente, 1319 ont été reconnus résidents hors du pays, et 392 ont été reconnus absentéistes-déserteurs, c’est à dire émargeant au chapitre budgétaire du Minesec, mais en service dans aucune structure de ce département ministériel.
Ces 16.017 personnels, dont la plupart des «fantômes», sont appelés à se justifier dans les 14 jours à compter de lundi dernier, munis de toutes les pièces requises «afin de dissiper tout malentendu», sous peine de rejet pur et simple de leurs dossiers.
Et, selon les services compétents dudit département, la plupart courent le risque de se retrouver en position coupable, et donc d’être purement rayés des effectifs ainsi que cela est devenu de
coutume dans la fonction publique locale.
Les salariés illégaux de la fonction publique camerounaise, note-t-on, sont un phénomène récurrent depuis des années dans le pays, et font perdre des milliards de francs aux caisses publiques tous les mois.
