Par Mon’Esse
L’opérateur norvégien Golar LNG a annoncé, pour ce mois de juillet, le retrait officiel de son navire-usine, le «Hilli Episeyo», des eaux camerounaises après 8 ans de liquéfaction du gaz naturel au large de Kribi (Sud).
Ladite usine flottante assurait l’extraction, la purification, la liquéfaction du gaz (GNL) à moins 163 degrés Celsius, puis son chargement sur les méthaniers à destination des marchés internationaux.
Le pays, dont ce bâtiment était l’unique maillon de la chaîne gazière exportatrice nationale, se retrouve ainsi sans possibilité de transformation dudit produit et avec une perte majeure pour les finances publiques, puisque représentant un manque à gagner annuel de plus de 250 milliards de francs.
Désormais, aucune autre infrastructure ne peut assurer cette transformation et le Cameroun, qui n’a pas assuré le transfert de technologie pendant les 8 ans de contrat, ne dispose pas de personnel hautement qualifié ni d’expertise technologique développée.
Ces dernières années, le GNL représentait en effet, selon des sources officielles, près de la moitié des revenus de la Société nationale des hydrocarbures (SNH) et rapportait entre à l’État de quoi faire face à de fortes tensions financières, à un endettement préoccupant et à des difficultés de mobilisation des recettes fiscales.
Golar LNG, apprend-on encore, qui est arrivé en fin de contrat avec le Cameroun, a fait le choix stratégique de privilégier des marchés plus attractifs en déployant désormais son navire flottant en Amérique latine.
