Par Léopold DASSI NDJIDJOU
Plaidoyer pour changer le nom Penka Michel et l’érection d’un département de 4 arrondisse Le nom Penka-Michel est ici perçu comme une opprobre sur les quatre regroupements rassemblés en un arrondissement: Penka-Michel. C’est selon les informations fournies par les membres de l’association Kwemtche, un nom anathème, un nom qui trahit pour une seconde fois la mémoire de nombreuses victimes et des disparus pendant la guerre d’indépendance au Cameroun. Un vidéogramme produit par la chaîne de télévision Vox Africa et qui porte le titre “ toponymie d’une circonscription contestée: témoignage des élites”, est une illustration parfaite de cette psychose collective. Et pour cause? Il y a eu beaucoup de morts et de disparus dans cet arrondissement pendant la période coloniale.
A titre d’illustration, le rapport du volet recherche de la commission mixte franco-camerounaise sur le rôle et l’engagement de de la France dans la lutte contre les mouvements indépendantistes et d’opposition au Cameroun de 1955 à 1971, fait état de 9000 morts. Un chiffre largement en deçà de la réalité à en juger les témoignages des familles recueillis par Kwemtche sur le terrain. L’association déclare que c’est en récompense aux états de service de Penka-Michel qu’un décret présidentiel de 1962, baptisa la circonscription administrative en son nom et en son honneur.
En plus de cette demande de débaptiser leur arrondissement, les quatre groupements demandent l’érection de chaque groupement en arrondissement pour en faire un département. Le Messager donne la parole à quelques enfants de la localité pour avoir le fin mot..
Réactions
Donfack Zogning. du groupement Bamendou
” Le nom bourreau de nos parents pendant la période coloniale”
” Parlant du changement de la dénomination de notre arrondissement et le souhait que ce dernier soit transformé en un département, je dirai que ce serait pour toutes les populations une sorte de délivrance par le Dieu tout puissant 66 ans après. Alors nos parents respectifs nous ont raconté leur calvaire vécu pendant la guerre des années 1959 c’est ainsi que nous nous sommes intéressés a savoir d’avantage et pendant nos investigations on se rend compte qu’en cet époque, nos ancêtres avaient tout simplement eu le malheur d’avoir parmi eux un frère traître qui a accompagné l’armée française lors de la guerre pour tuer des milliers de nos parents.
Après avoir bien étudier nous nous sommes demandés pourquoi ne pas changer l’appellation Penka- Michel qui est aujourd’hui le nom de notre arrondissement et en même temps celui du bourreau de nos parents pendant la période coloniale. Nous comptons beaucoup de morts et de disparus dans notre Arrondissement perpétrés avec l’aire de Penka-Michel.
Au regard de la tradition bamileke en général et celle de notre arrondissement en particulier on ne laisse pas le corps de son frère sans l’enterrer et par la suite on fait.son deuil. Nous souhaitons dans un premier temps une délivrance en changeant cette dénomination et nous attribuer un nom qui peut nous faire rire , qui peut nous rassembler et nous consoler afin que nous puissions nous sentir aussi bien comme certains de nos compatriotes sur ce plan .
En considération le courage et la démonstration que nos ancêtres avaient a cette époque pour défendre chacun à son niveau cette partie du territoire national qui aujourd’hui est notre arrondissement, nous les descendants de ces victimes , et de certains rescapés, sollicitons que cet arrondissement soit également transformé en un département ,afin que chaque groupement puisse devenir un arrondissement. Cela permettra a l’Administration centrale de notte très cher et beau pays a pourvoir défendre davantage les intérêts de la République en général et en particulier celui de notre arrondissement. Ceci nous permettra de vivre en toute sécurité et en paix avec tous nos compatriotes.”
Le nom Penka-Michel est ici perçu comme une opprobre sur les quatre regroupements rassemblés en un arrondissement: Penka-Michel. C’est selon les informations fournies par les membres de l’association Kwemtche, un nom anathème, un nom qui trahit pour une seconde fois la mémoire de nombreuses victimes et des disparus pendant la guerre d’indépendance au Cameroun. Un vidéogramme produit par la chaîne de télévision Vox Africa et qui porte le titre “ toponymie d’une circonscription contestée: témoignage des élites”, est une illustration parfaite de cette psychose collective. Et pour cause? Il y a eu beaucoup de morts et de disparus dans cet arrondissement pendant la période coloniale.
A titre d’illustration, le rapport du volet recherche de la commission mixte franco-camerounaise sur le rôle et l’engagement de de la France dans la lutte contre les mouvements indépendantistes et d’opposition au Cameroun de 1955 à 1971, fait état de 9000 morts. Un chiffre largement en deçà de la réalité à en juger les témoignages des familles recueillis par Kwemtche sur le terrain. L’association déclare que c’est en récompense aux états de service de Penka-Michel qu’un décret présidentiel de 1962, baptisa la circonscription administrative en son nom et en son honneur.
En plus de cette demande de débaptiser leur arrondissement, les quatre groupements demandent l’érection de chaque groupement en arrondissement pour en faire un département. Le Messager donne la parole à quelques enfants de la localité pour avoir le fin mot.
Léopold DASSI NDJIDJOU
