Par Joseph OLINGA N.
Deux semaines après le coup d’Etat manqué au Benin, le lieutenant colonel Pascal Tigri explique que la France joue “un double jeu” dans les évènements qui se déroulent au Bénin. A priori, l’officier de l’armée béninoise soutient avoir été exfiltré du théâtre des opérations par l’armée française. “Les français m’ont isolé dans un endroit, me rassurant que tout se passait comme prévu et qu’il fallait attendre le moment propice pour ma déclaration.” Informé du jeu de la France, explique l’officier de l’armée béninoise, il a été de nouveau exfiltré par des éléments de l’armée béninoise “vers un lieu sûr”.
L’officier supérieur qui entend dire toute la vérité aux béninois explique que “L’objectif de la France est de justifier sa présence sur notre sol (le Bénin, Ndlr), de se faire accepter par le peuple et d’agir en toute liberté, sous les ovations.”
Au sujet de l’intervention supposée de l’armée nigériane durant l’opération, le lieutenant colonel Pascal Tigri soutient que c’est l’armée française qui a bombardé les troupes. “Ceux qui nous ont bombardé étaient des soldats français, et non des nigérians.”
L’officier béninois explique que “la France a souhaité utiliser des appareils nigérians pour éviter la colère du peuple et faire croire qu’il s’agissait d’une intervention au nom de la Cedeao.” In fine, explique le lieutenant colonel Pascal Tigri l’activisme de la France dans l’affaire qui fait des gorges chaudes au Bénin et en Afrique a pour rôle de préparer des attaques contre les pays membres de l’Aes. “Tout ce scénario a pour but de justifier une attaque imminente contre le Burkina Faso et le Niger.”
