Par Sandra Embollo
Un Camerounais résidant en Europe est mort dans des circonstances mystérieuses, dix jours après avoir célébré son mariage civil à Douala avec une femme présentée comme gendarme en service dans la capitale économique du Cameroun.
Selon des sources familiales, l’homme aurait fait la connaissance de sa future épouse sur le réseau social Facebook. Aveuglé par l’amour, il aurait décidé de se rendre au Cameroun afin de l’épouser, malgré les réticences exprimées par plusieurs membres de sa famille qui jugeaient la relation trop précipitée.
Le mariage a été célébré à Douala, avec un régime matrimonial fondé sur la monogamie et la communauté de biens. Moins de deux semaines après la cérémonie, l’homme est décédé dans des conditions qui restent à ce jour inconnues. Aucune communication officielle n’a permis d’établir les causes exactes de la mort.
La famille du défunt soupçonne un assassinat et exige l’ouverture d’une enquête approfondie. Elle s’oppose par ailleurs à toute procédure de partage des biens, estimant que la mort brutale et inexpliquée de leur parent soulève de graves interrogations.
De son côté, la belle-famille rejette toute accusation et évoque un décès relevant des aléas du destin. Elle soutient que, conformément au régime matrimonial signé, les biens du défunt reviennent désormais à son épouse.
L’affaire, très commentée à Douala, oppose désormais ouvertement les deux familles et pourrait connaître des développements judiciaires dans les prochains jours. Les mariages impliquant des membres de la diaspora camerounaise suscitent régulièrement des contentieux familiaux, notamment en cas de décès prématuré. En l’absence de testaments clairs ou de conclusions médicales formelles, les litiges liés aux successions donnent souvent lieu à de longues procédures et à des tensions durables entre familles, en particulier lorsque la mort survient dans des circonstances jugées suspectes.
