Par Joël Onana
Dans une déclaration rendue publique jeudi, Me Alice Nkom, porte-parole d’Issa Tchiroma Bakary, a dénoncé ce qu’elle qualifie de « travestissement de la vérité » après les accusations de « plan insurrectionnel » visant l’opposition. Selon Me Alice Nkom, un simple appel à manifester ne saurait être assimilé à une tentative de renversement, et la jeunesse camerounaise — majoritaire dans un pays dont l’âge médian est de 19 ans — exprime légitimement son désir de dignité.
Me Alice Nkom affirme que les débordements observés lors des grandes manifestations sont souvent utilisés ou même provoqués pour discréditer les mouvements populaires. Elle évoque une stratégie de « coup d’État psychologique » destinée, selon elle, à créer la peur et à légitimer une répression sanglante.
Dans son message, Me Alice Nkom souligne que le véritable enjeu réside dans les conditions de vie dégradées : hôpitaux en crise, routes dangereuses, infrastructures insuffisantes et système éducatif affaibli. Elle estime que l’État, financé par les impôts de chaque citoyen, devrait garantir la sécurité, la santé et la dignité de tous.
Selon Me Alice Nkom, si le pouvoir « agite aujourd’hui le spectre de l’insurrection », c’est pour masquer le fait que « le peuple a choisi librement » Issa Tchiroma Bakary. Elle appelle les Camerounais à conserver l’espoir d’un changement pacifique et profond.
La prise de parole de Me Alice Nkom intervient dans un contexte de fortes tensions politiques, marqué par des accusations d’insurrection portées contre certains mouvements citoyens et par une contestation persistante du processus électoral. Plusieurs organisations appellent à une désescalade du discours politique afin d’éviter une aggravation des tensions.
