Par Ross Hill
Le président américain Donald Trump a déclaré jeudi qu’il souhaitait « suspendre définitivement l’immigration en provenance de tous les pays du tiers-monde ». Cette annonce intervient moins de vingt-quatre heures après l’attaque au cours de laquelle un ressortissant afghan a grièvement blessé deux soldats de la West Virginia National Guard à Washington.
Selon la Maison-Blanche, le suspect, interpellé peu après les faits, serait entré aux États-Unis sous un statut d’immigration encore en cours d’examen. Trump affirme que cet épisode « prouve une nouvelle fois que les politiques migratoires laxistes mettent en danger le peuple américain ».
Le président a indiqué qu’il demanderait au Congrès et au Département de la Sécurité intérieure d’engager immédiatement des procédures pour restreindre drastiquement l’entrée des ressortissants de plusieurs pays, sans préciser la liste. La mesure, si elle venait à être formalisée, provoquerait un bouleversement majeur de la politique migratoire américaine et pourrait entraîner une série de défis juridiques.
Les autorités n’ont pas encore donné de mise à jour officielle sur l’état de santé des deux soldats, toujours hospitalisés dans un état critique.
Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump multiplie les annonces visant à resserrer l’accès au territoire américain. L’attaque de Washington survient dans un contexte où l’administration tente déjà de réexaminer certains titres de séjour jugés sensibles. Les organisations de défense des droits civiques dénoncent une instrumentalisation politique d’un acte isolé, tandis que plusieurs élus républicains soutiennent la fermeté affichée par le président.
