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Cameroun | Affaire Ngarbuh: 4 militaires condamnés, les Osc en veulent plus

C’est ce qui ressort d’un communiqué conjoint signé le 23 janvier dernier à Douala, donnant le rapport de trois organisations de la société civile (Osc), dont le Redhac, Un monde à venir et Nouveaux droits de l’homme-cameroun.

by Panorama papers
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Par Léopold DASSI NDJIDJOU

La condamnation de quatre militaires par le tribunal militaire de Yaoundé le 15 janvier dernier n’a manifestement pas satisfait ces trois Osc. Dans leur communiqué, elles

“ prennent acte de ces condamnations, qui constituent une étape importante dans la lutte contre l’impunité”.

Ces Osc indiquent par ailleurs qu’il s’agit d’une justice aux avancées certaines mais encore insuffisantes et que le dossier ne saurait à l’instant être clos.

“La justice doit être complète, indépendante et équitable, couvrant l’ensemble de la chaîne de responsabilité, et accompagnée de réparations effectives et conséquentes pour les victimes et leurs familles”,

écrivent ces Osc in extenso.

Le 15 janvier 2026 effectivement, le tribunal a déclaré
Tata Nfor alias Bullet coupable de coaction de meurtre et incendie; les accusés Baba Guida et Sanding Sanding Cyrille quant à eux ont été déclarés coupables de violation de consigne, coaction de meurtre et incendie; l’accusé Haranga Gilbert pour sa part a été déclaré coupable des faits de violation de consigne, coaction de meurtre, incendie et violence sur femme enceinte.
L’affaire a été renvoyée au 19 février 2026 pour comparution des ayants droit des victimes, présence des conseils des ayants droit, constitution éventuelle de partie civile, réquisition du Ministère Public sur la peine et les plaidoiries des avocats.

Les recommandations des Osc

Les trois organisations de la société civile demandent de garantir la poursuite des enquêtes afin que toutes les responsabilités soient établies et des sanctions appropriées retenues; d’assurer des réparations adéquates aux victimes (indemnisation, réhabilitation, reconnaissance); de mettre en place des mesures de non-répétition, notamment par la formation des forces de défense et de sécurité au droit international humanitaire et aux droits humains; de renforcer l’accès à la justice et la protection des défenseur(e)s des droits humains, des témoins et des journalistes dans les zones de conflit; de mettre en place les mécanismes efficaces pour une résolution pacifique de cette crise qui dure depuis 10 ans et qui a fait de nombreuses victimes tant du côté des civils que de l’armée, sans compter les autres défis socio-économiques.

Dans le communiqué, il est également rappelé que le 14 février 2020, au plus fort de la crise dite anglophone, des éléments des forces de ’Défense et de sécurité camerounaises, accompagnés des membres du comité de vigilance de l’ethnie Fulanie ont fait irruption à Ngarbuh; localité située dans la région du Nord-Ouest tuant au moins. 21 civils parmi lesquels 13 enfants et une femme enceinte. Dans leur passage, ils ont également incendie et pillé plusieurs maisons d’habitation.

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