Par Arlette Akoumou Nga
Un incident jugé préoccupant a récemment été signalé dans une station-service au Cameroun. Selon des informations transmises par un officier de la gendarmerie, une femme aurait été approchée par un individu se présentant comme peintre. L’homme lui a tendu une carte de visite avant de s’éloigner à bord d’un autre véhicule conduit par un complice.
Quelques instants plus tard, la victime a remarqué que ces deux hommes la suivaient. Peu après, elle a ressenti des vertiges et des difficultés respiratoires, attribuées à une odeur suspecte provenant de sa main, celle avec laquelle elle avait accepté la carte. Elle a alors eu le réflexe de se réfugier dans un lieu fréquenté, alertant les passants par des coups de klaxon, ce qui a provoqué la fuite des suspects.
Les premiers éléments recueillis indiquent que la carte de visite aurait été imbibée d’une substance appelée Burundanga, un produit chimique connu pour ses effets désinhibants et anesthésiants, souvent associé à des tentatives de vol ou d’agression.
Face à cette menace, les autorités appellent à la prudence et recommandent de ne jamais accepter de carte de visite ou d’objet provenant d’un inconnu, surtout dans des lieux isolés, de se diriger immédiatement vers un espace public sûr en cas de malaise suspect et d’alerter les forces de l’ordre, ainsi que de partager largement cette information pour prévenir d’autres tentatives similaires.
La Burundanga, également appelée scopolamine, est une drogue d’origine naturelle dérivée d’une plante tropicale. Elle est tristement célèbre pour son usage criminel dans plusieurs pays d’Amérique latine, notamment en Colombie, où elle a été employée pour neutraliser des victimes lors d’agressions ou d’enlèvements. Bien que peu de cas avérés aient été confirmés en Afrique centrale, les autorités camerounaises prennent cette alerte au sérieux et encouragent les citoyens à signaler tout comportement suspect.
