Par Hajer Elina
La tension demeure vive au Cameroun à la suite de la présidentielle de 2025. Des informations issues de milieux sécuritaires indiquent que la présidence de la République et le ministère de la Défense ont été alertés d’un risque de mouvement insurrectionnel en gestation dans la région de l’Extrême-Nord.
Selon ces sources, des renseignements recueillis sur le terrain font état de regroupements d’individus suspectés de préparer une action armée contre les institutions de l’État. Les autorités militaires auraient été mises en alerte et des dispositifs de surveillance renforcés dans plusieurs localités de la région.
Cette situation intervient dans un climat national déjà marqué par de fortes contestations politiques et des tensions entre différentes forces en présence depuis la proclamation controversée des résultats de l’élection présidentielle. Les services de sécurité multiplient les opérations préventives afin d’éviter tout débordement susceptible de menacer la stabilité nationale.
L’Extrême-Nord du Cameroun demeure une zone sensible, en raison de la présence persistante de poches d’insécurité liées aux incursions de groupes armés et à la fragilité socio-économique de la région. Dans le contexte post-électoral actuel, les autorités redoutent que certaines forces locales exploitent ce terreau de vulnérabilité pour initier un mouvement de contestation armée. Des instructions fermes auraient été données pour prévenir toute tentative de déstabilisation du territoire.
