Par Ilyass Chirac Poumie
Le principal suspect, Wilfried Mbadefeu Taguetang, père de son enfant, vient d’être interpellé et inculpé en Belgique pour assassinat. Le corps calciné d’une jeune femme retrouvé le 13 novembre 2024 dans un bac à ordures au quartier Makepe à Douala est bel et bien celui de la Congolaise Pamela Oku. L’information a été confirmée par sa famille après plusieurs jours d’angoisse et de recherches.
Pamela, élève en deuxième année soignante à Charleroi (Belgique), vivait depuis longtemps en Europe où elle avait rencontré Wilfried Mbadefeu Taguetang, un Camerounais à qui elle avait permis d’obtenir des papiers.
De cette relation est née une petite fille. Enceinte à nouveau, Pamela avait accepté l’invitation de son compagnon de venir au Cameroun rencontrer sa famille. Elle avait atterri à Douala le 31 octobre 2024 par un vol Brussels Airlines. Ce fut son dernier signe de vie.
Dès la découverte macabre à Makepe, les soupçons s’étaient tournés vers Mbadefeu, dont la grand-mère paternelle habite le quartier où le corps a été retrouvé. Ses déclarations contradictoires aux enquêteurs n’ont fait qu’aggraver les doutes : il affirmait tantôt avoir conduit Pamela à un hôtel, tantôt qu’elle aurait quitté le Cameroun sans qu’il sache où.
Une plainte a été déposée par la famille de la victime en Belgique, et une autre devrait suivre au Cameroun. Dix mois après ce drame, la justice belge semble confirmer les accusations portées contre Mbadefeu : il a été arrêté et inculpé d’assassinat.
La communauté congolaise au Cameroun et en Belgique appelle désormais à une mobilisation pour que toute la lumière soit faite sur cette affaire, et que justice soit rendue à Pamela Oku, victime d’un voyage d’amour tragiquement transformé en piège mortel.
