Par Joseph OLINGA N.
Trois jours après l’immobilisation du trafic sur l’axe Douala-Bangui, la tension monte à Meiganga. Sur le pôle central de la crise qui s’amplifie sur cet axe, des milliers de passagers piègés dans la file immobile de camions, cars de transports en commun et autres véhicules de gabarits modestes prennent d’assaut les étals de vivre, les échoppes et les plantations voisines pour se nourrir.
Dans le même temps, les agences de transports reliant les trois régions septentrionales (Extreme-nord, Nord et Adamaoua) au reste du pays ont décidé de suspendre leurs activités. Une décision à l’origine d’autres mouvements d’humeur dans les agences de voyages du Grand-Nord.
Dépêchés sur les lieux depuis la soirée du 05 décembre, les éléments de la Brigade d’intervention rapide (Bir) éprouvent les mêmes difficultés que la gendarmerie et l’armée régulière qui y avaient été déployé plus tôt. La situation sur l’axe reliant Douala à Bangui, au niveau de la localité de Meiganga, est telle que la Croix rouge procède à la distribution de l’eau et quelques aliments aux passagers agglutinés sur cet axe. Une initiative dont l’impact reste relatif. Des sources officieuses évaluent à environ cinq mille le nombre de personnes coincées dans l’immobilisation des gros porteurs et autres véhicules dans la localité de Meiganga et ses environs.
