Par Arlette Akoumou Nga
La crise entre Josiane Golonga Harangada et le Comité d’Organisation de Miss Cameroun prend une tournure judiciaire et médiatique. Quelques jours après l’annonce officielle de sa destitution, l’ancienne reine de beauté est sortie du silence pour dénoncer ce qu’elle qualifie de « graves manquements » de la part de l’organisation.
Dans une déclaration rendue publique, Miss Cameroun 2025 affirme n’avoir jamais perçu l’intégralité des avantages financiers promis dans son contrat, notamment des primes et indemnités liées à ses activités officielles. Elle évoque également des retards répétés dans le paiement de ses allocations, parlant de « salaires impayés » malgré ses nombreuses représentations à travers le pays.
Au-delà des questions financières, la jeune femme dénonce des pratiques qu’elle estime discriminatoires. Sans entrer dans tous les détails, elle affirme avoir été traitée de manière inéquitable par rapport à certaines de ses prédécesseures, pointant un climat interne « hostile et dégradant ».
Ces accusations interviennent alors que le Comica justifiait sa destitution par des absences injustifiées, des manquements contractuels et une collaboration jugée difficile. L’organisation, pour l’heure, n’a pas officiellement répondu aux nouvelles allégations.
L’affaire pourrait désormais se régler devant les juridictions compétentes si une plainte formelle est déposée. Cette escalade fragilise l’image du concours Miss Cameroun et relance le débat sur la transparence, la gouvernance et la protection contractuelle des lauréates.
En attendant, l’opinion publique reste divisée, oscillant entre soutien à l’ancienne Miss et défense de l’institution. Une chose est certaine : le dossier est loin d’être clos.
