Par Ilyass Chirac Poumie
Le drame secoue la ville de Douala: Apollinaire, la quarantaine, a perdu son épouse, Christelle Youdom, âgée de 33 ans et enseignante, suite à des complications lors de son accouchement. Depuis le décès survenu le samedi 18 octobre à 16h, l’epoux se heurte à une exigence inhabituelle et incompréhensible de l’hôpital Laquintinie : fournir 44 poches de sang pour procéder à la levée du corps.
Selon le récit du mari, sa femme a été transférée d’urgence à l’hôpital Laquintinie après des saignements sévères survenus dans un centre de santé secondaire où la famille a ses habitudes. Malgré l’intervention rapide du personnel médical et un passage au bloc opératoire de l’hôpital Laquintinie, Christelle n’a pas survécu. Depuis, Apollinaire lance un appel à la solidarité et au ministre de la santé pour collecter le sang requis ou résoudre le problème, afin de pouvoir procéder aux rites funéraires.
L’hôpital Laquintinie, dans un communiqué publié le 12 novembre, a exprimé ses condoléances à la famille et assuré que le dossier fait l’objet d’un suivi particulier. L’établissement rappelle également que le don de sang reste crucial :
« Sans don de sang, il n’y a pas de transfusion, sans transfusion, la vie ne peut être sauvée ».
L’hôpital encourage vivement les citoyens à effectuer des dons volontaires pour répondre aux besoins urgents.
Selon le Centre national de transfusion sanguine, le Cameroun couvre actuellement seulement environ 41 % de ses besoins nationaux en produits sanguins, soulignant la nécessité de sensibiliser la population et de renforcer la collecte de sang pour éviter de tels blocages tragiques.
Les urgences obstétricales restent l’une des principales causes de mortalité chez les femmes au Cameroun. L’accès rapide aux transfusions sanguines est souvent déterminant dans la survie des patientes. Les hôpitaux et centres de transfusion rappellent régulièrement l’importance du don volontaire de sang pour faire face à ces situations critiques.
