Par Félix C. Ebolé Bola
Les services publics de l’Etat du Cameroun ont réalisé 4,15 milliards de francs d’économies d’énergie au premier semestre de l’année en cours, selon les données du ministère de l’Eau et de l’Énergie (Minee) consultées lundi par la rédaction.
Ce résultat est attribué à l’ajustement des puissances souscrites, la vérification des factures à l’aide du logiciel Vsoft ainsi que l’audit des abonnés de l’État.
Le taux de réduction des dépenses est ainsi limité à 7%, alors que l’objectif fixé, dans le cadre du Programme national de maîtrise de l’énergie (Proname) est de 30%.
Pour combler cet écart, la stratégie engagée pendant l’année finissante est appelée à entrer dans une phase plus opérationnelle dès 2026, les services du Minee annonçant une accélération de l’assainissement des points de livraison, qui passe par la mise à jour exhaustive des compteurs et installations réellement utilisés par l’État.
Ledit département entend aussi renforcer la lutte contre les pertes techniques, souvent attribuées à la vétusté des équipements, et promouvoir la sobriété énergétique au sein des administrations en encourageant l’utilisation d’appareils moins énergivores.
Entre décembre 2023 et février 2024, la facture globale de l’État s’était déjà allégée de 624,7 millions de francs, l’opérateur Eneo estimant alors que le montant cumulé pour l’ensemble de 2024 atteindrait 2,4 milliards de francs, contrairement à l’administration qui estimait payer des capacités jamais utilisées, et donc une électricité fictive.
En 2026, l’ambition gouvernementale est d’abaisser d’au moins 10% la consommation des bâtiments publics, une enquête de 2023 ayant révélé que les 267 abonnés de l’État, en moyenne tension, n’avaient besoin que de 17 mégawatts alors que les abonnements contractés atteignaient 56 mégawatts.
