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Cameroun | Coup de gueule – Rdpc : Plus proche de la flamme

Le RDPC dans l’imaginaire de son créateur, se voulait être, un grand parti de rassemblement ; parti qui ratisse large et dans toutes les sphères de la société. Qui l’eût cru, l’usure du temps aidant, qu’ils (qui) ? Les amis, les créatures, copain malicieux du président national fondateur ; allaient en faire au détriment de ce dernier, un « parti d’états-majors, un parti d’élites, un parti de putschistes » plus connu sous l’appellation de « Légion Nkuete ».

by world top news
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Avec Saint-Eloi Bidoung

Plus tard, que le Rdpc s’érigera en « rassemblement de pilleurs de caisses » (rdpc) mieux encore, un « rassemblement de danseurs professionnels du Cameroun » (rdpc). Ce parti chauffe ! La température autour et à l’intérieur est incandescente. Je comprends mieux pourquoi certains veulent en sortir, par peur d’être carbonisés, réduits en cendres et emportés par des vents cycloniques ou tsunamiques des élections à venir.

Pour les élections municipales et législatives, renvoyés pour cause de victoire incertaine, les consignes de sécurité sont claires et se veulent être rigoureuses au Rassemblement démocratique du peuple camerounais. Les risques d’incendies dans les villes, les menaces de feux de brousses dans les villages et une canicule très élevée seront observés à travers le pays. Ce qui s’est passé dans le Sud lors des consultations des Conseils régionaux m’a fait froid au dos, moi ancien militant chaud bouillant du parti de la flamme ; refroidi pour avoir voulu l’incandescence perpétuelle et encore plus éclatante de flamme.

Je préfère avoir froid au dos et chaud à la poitrine, car je n’ai jamais tourné le dos à la flamme ; ce qui serait alors une position très inconfortable. Mais ceux qui sont toujours autour de la flamme doivent reconnaître que beaucoup de militants ont tourné le dos à la flamme et à eux d’en tirer les conséquences s’il y en aura. Les militants du Sud, même ceux habitants à quelques kilomètres de la résidence de Président-Fondateur, disent qu’ils ne veulent plus de ces histoires de Yaoundé, de ces histoires dites du Comité central, qui leur sont chaque fois imposées. C’est fini ! Ils choisiront désormais leurs dirigeants de base, ceux qu’ils connaissent pour leur engagement pour le parti et ceux qui s’occupent d’eux. Voilà !

Chaud devant !
Souvenez-vous que je suis devenu une ampoule grillé dans le Rassemblement démocratique du peuple camerounais parce que je fustigeais le dictat de la hiérarchie du parti, le mépris de l’élite pour la base et l’arrogance de toutes ces personnalités nommées à travers des copinages (et plus si affinités) qui venaient éteindre le travail des gardiens de la flamme, qui sont élus et dynamiques. Aujourd’hui, la proximité de plusieurs meneurs de la fronde récente dans le parti avec le président national me rappelle l’histoire du légendaire Brutus. Ce fils prit sur lui d’achever personnellement son propre père. Ce dernier, déçu plus qu’aucun père sur terre lui dira cette phrase qui résiste au temps et à tout ce qui est humain : « Toi aussi, mon fils » ?

Brutus est là
Président-Fondateur, après avoir résisté à tant de complots, est fauché devant sa porte. Ses collaborateurs, membres du Gouvernement et assimilés, ont piétiné et jeté dans un dépôt d’ordures : le beau et prometteur principe de « Rigueur et Moralisation » qu’il avait apporté en 1982. Même Jacques Fame Ndongo ; qui aux premières heures du « Renouveau », commis un livre titré « Paul Biya l’incarnation de la rigueur » n’ose plus en parler. Ayant constaté qu’il y a actuellement un Gouvernement au grand complet à Kondengui. Ils ont assassiné Paul Biya, comme Brutus assassina son père.

L’élite du Rassemblement démocratique du peuple camerounais a déchiré et jeté au loin le principe que le Président national avait sacralisé : la « démocratie interne ». Cette élite a, par ce parjure, arraché le parti à son fondateur et en fait tout ce qu’elle veut. C’est ainsi que Brutus tua César. On verra les manifestations de ce parricide lors des élections municipales et législatives prochaines. Ce sera la « base contre l’élite ». La base exige les « primaires » et je crois qu’elle a pleinement raison puisque c’est le principe de base du parti tel que l’ordonne le Président national.

L’élite leur imposera les « investitures », en leur faisant croire que c’est la hiérarchie, voire même le Président national en personne, qui a établi les listes des candidats de sa propre main. Bien plus, que la discipline du parti ne tolère aucune contestation, sous peine d’être embarqué par le commandant de la Brigade de gendarmerie. « C’est à ce niveau-là que la flamme va se renverser ». Il y aura alors des incendies dans les villes, des feux de brousses dans les villages et la chaleur sera alors insupportable.
Je ne fais pas de « l’eschatologie » au point de prédire la fin du règne de l’état RDPC, mais je connais ce parti politique, j’ai été brûlé vif parce que je défendais la base. C’est elle qui garde la flamme ardente.
Prochaine « élections Municipales et législatives » : le temps de la fin ou la fin des temps pour le RDPC ? Et çà, ça va se savoir.

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