Par Madani Charaf
Un pétrolier étranger chargé de fuel irakien a été ravagé par un incendie dans les eaux irakiennes après une attaque attribuée à l’Iran, selon plusieurs sources maritimes. L’incident intervient dans un contexte de multiplication des frappes visant des installations énergétiques et des infrastructures de transport à travers le Moyen-Orient.
Cette attaque s’inscrit dans une vague d’actions militaires qui s’intensifient depuis le déclenchement du conflit entre l’Iran et ses adversaires régionaux. Téhéran a par ailleurs averti que le monde devait se préparer à une flambée historique des prix du pétrole, évoquant la possibilité d’un baril atteignant les 200 dollars.
Le conflit, déclenché il y a près de deux semaines après des frappes aériennes conjointes des États-Unis et d’Israël contre l’Iran, aurait déjà fait environ 2 000 morts selon plusieurs estimations. La guerre a progressivement gagné d’autres zones du Moyen-Orient, perturbant les routes maritimes et l’approvisionnement énergétique mondial.
Face au risque d’un choc pétrolier majeur – considéré comme l’un des plus graves depuis les années 1970 – plusieurs pays envisagent désormais une libération massive de leurs réserves stratégiques de pétrole afin de stabiliser les marchés et limiter la flambée des prix du carburant.
Les tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis ont atteint un niveau critique après des frappes visant des installations iraniennes, déclenchant une série de représailles dans la région. Les infrastructures énergétiques et les routes maritimes stratégiques du Moyen-Orient sont désormais au cœur du conflit, faisant craindre une crise énergétique mondiale.
