Par Sandra Embollo
Makini Tchameni, épouse de l’opposant camerounais Djeukam Kameni, a annoncé le dépôt d’une plainte contre le journaliste Bruno Bidjang, ancien dirigeant de la chaîne Vision 4. Cette action judiciaire intervient quelques jours après celle engagée par son mari, dans un contexte de fortes tensions liées à la crise post-électorale.
Lors d’une conférence de presse tenue aux côtés de l’avocate Me Alice Nkom, la plaignante a indiqué que le journaliste sera poursuivi au Cameroun mais également à l’étranger pour ce qu’elle qualifie de « haute diffamation ».
Makini Tchameni reproche à Bruno Bidjang d’avoir affirmé publiquement, dans la nuit du 24 octobre, à la suite de l’arrestation de son époux, que des armes, des procès-verbaux, de la drogue et des munitions auraient été découverts dans leur domicile.
Des déclarations que l’épouse de l’opposant qualifie de « mensonge pur », estimant qu’elles portent gravement atteinte à l’honneur et à la réputation de sa famille. Elle affirme que ces propos ont contribué à stigmatiser davantage son mari, qu’elle présente comme un prisonnier politique.
L’arrestation de Djeukam Kameni s’inscrit dans un climat de tensions politiques liées aux contestations électorales au Cameroun. Plusieurs figures de l’opposition dénoncent une répression ciblée, tandis que les autorités évoquent des enquêtes liées à des activités jugées illégales. La procédure annoncée par Makini Tchameni ouvre ainsi un nouveau front judiciaire autour des déclarations médiatiques ayant accompagné cette affaire.
