Par Julie Peh
Dans une déclaration publique, Mamadou Mota estime que cette descente du ministre dans l’Extrême-Nord, survenue après la présidentielle du 12 octobre, “n’est pas un geste de réconciliation, mais une démonstration d’arrogance institutionnelle”. Selon le leader du MRC, la population de cette région “ne demande plus la paix comme une faveur, mais la reconnaissance de son vote et la fin d’une longue marginalisation”.
Réagissant aux propos du ministre qui a évoqué des “troubles post-électoraux” orchestrés par des “officines malveillantes”, Mamadou Mota rejette ces accusations, affirmant que “la colère de l’Extrême-Nord n’est pas manipulée, mais découle du sentiment d’une injustice électorale”.
Le président du MRC critique également les inégalités dans la répartition des investissements publics, accusant le gouvernement de “favoritisme régional”. “Les idéaux de paix ne peuvent se construire sur la misère et le manque d’infrastructures”, a-t-il ajouté.
Paul Atanga Nji, pour sa part, a réaffirmé que la région “reste attachée aux valeurs de paix et de stabilité”, appelant les populations à “rejeter les manipulations politiques”.
Entre appels à la paix et accusations d’exclusion, la tension post-électorale demeure vive dans l’Extrême-Nord. Mamadou Mota conclut en soulignant que “la crise actuelle dépasse le cadre électoral” et traduit “une demande plus profonde de justice et de dignité”.
