Par Serge Aimé BIKOI
Le collectif de défense des victimes, par la voix de Me Hippolyte Meli, estime que la redevabilité nationale et internationale du pouvoir que le ministre de l’Administration territoriale représente commence par la précision sur les chiffres de l’intégralité des personnes arrêtées, internées, disparues ou décédées et sur leur sort. Cela se vérifie aussi à l’aune de la reconnaissance de ses torts commis par l’administration aux humains vivant sur le sol national à travers:
- des aveux publics motivés ;
- la demande de pardon officiel et
- l’indemnisation effective de tous les chefs de préjudice standardisés au nombre de cinq (5) soufferts par les victimes directes et indirectes;
- l’engagement public de non répétition fourni sous forme de garantie à la communauté nationale et internationale;
- la punition des auteurs de violation sans complaisance.
Me H. Meli ajoute que le Minat doit clairement reconnaître qu’il a été, avant , pendant et après le scrutin présidentiel du 12 octobre dernier, l’inspirateur, donc l’auteur intellectuel donneur d’ordre d’au moins trois (3) choses dont la certitude n’entre plus dans le registre des doutes:
Les arrestations massives arbitraires, suivies des détentions, déportation au secret avec la participation constante de tous ses subordonnés hiérarchiques.
L’usage-recours inapproprié et disproportionné des armes à feu meurtrières, de la force publique, pour réprimer les manifestations pacifiques
Le recours aux actes, de tortures, de mauvais traitements, à des exécutions extrajudiciaires sur des victimes (du point 1) pourtant neutralisées et puis tenues dans l’anonymat par ses subordonnés hiérarchiques, avec le recours systématique à des Tribunaux Militaires ( juridiction d’exception) pour parfaire l’inquisition répressive sous des prétextes purement imaginaires ou extraordinairement inventés.
