Par Ilyass Chirac Poumie
Un mois après l’élection présidentielle camerounaise de 2025, largement contestée par l’opposition, Millan Atam, leader de la Southern Cameroons Alliance (SCA), appelle les citoyens à sortir du cycle d’attente qui, selon lui, paralyse toute perspective de transformation. Dans une récente réflexion, il pose la question :
« Que devons-nous faire ? Attendre encore sept ans ? »
Une interrogation qui résume, pour lui, l’impasse d’un système conçu pour maintenir le statu quo.
Atam affirme que les Camerounais, et particulièrement les populations du Sud-Ouest et du Nord-Ouest, doivent désormais miser sur l’unité, le courage et une stratégie collective plutôt que sur « l’illusion » d’un changement électoral programmé pour échouer. Selon lui, malgré les reculs et les frustrations accumulées, l’élan pour une transformation profonde n’a jamais été aussi fort.
« Notre avenir ne sera pas décidé dans les urnes de Yaoundé, mais dans la volonté collective d’un peuple qui choisit l’action »,
écrit-il.
Loin d’y voir un moment de résignation, Atam présente cette période post-électorale comme un véritable tournant : les alliances se renforcent, les voix se multiplient et la quête de dignité et d’autodétermination prend une ampleur nouvelle.
Son message est clair : cesser d’attendre et commencer à construire. Pour Millan Atam, un avenir meilleur pour les Southern Cameroonians — et pour tous ceux qui aspirent à la justice — dépend de la capacité des populations à avancer ensemble et à transformer l’espoir en action.
La Southern Cameroons Alliance est l’un des mouvements prônant une réorganisation politique profonde du Cameroun, dans un contexte de tensions persistantes entre les régions anglophones et le pouvoir central. Depuis plusieurs années, de nombreux leaders contestent la crédibilité des scrutins présidentiels et dénoncent un système verrouillé. Le scrutin de 2025 n’a pas fait exception, ravivant les appels à une nouvelle orientation politique et citoyenne.
